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Grande Distribution et COVID-19 : comment s'adapter ?

Par Jacky Marolleau,
Refreshing grocery in the wake of COVID-19

L'année 2020 a été marquée par des bouleversements considérables des économies, des sociétés et des entreprises du monde entier. À l'exception du secteur de la santé, aucune autre industrie n'a été plus visible au premier plan du combat contre le COVID-19 que le secteur de la distribution alimentaire, qui a littéralement permis à des milliards de personnes vulnérables sur toute la planère de se nourrir pendant le confinement.

Il n'est peut-être pas surprenant qu'après avoir lutté sur le front de la pandémie, ce secteur soit aujourd'hui différent de ce qu'il était au début de l'année. Alors que les commerces non-essentiels commencent à reprendre leur activité à travers le monde, il est temps pour les enseignes de l'alimentation d'évaluer leurs réalisations à ce jour et de se demander : À quoi ressemblera la « nouvelle norme ? » Et comment les enseignes de la grande distribution pourront-elles répondre aux nouvelles attentes des consommateurs à l'avenir ?

S'adapter à un paysage transformé

Tout d'abord, et c'est le plus évident, la COVID-19 a transformé l'aspect et le fonctionnement physiques des supermarchés de toutes tailles : des allées plus larges (si possible) ; des nettoyages plus fréquents ; une utilisation accrue des paiements sans contact et par carte (on a ainsi vu les supermarchés devenir le premier véritable secteur sans espèces de la société) ; moins d'unités de stocks conservées sur site et plus de produits frais pré-emballés (pour réduire les risques de transmission par contact avec les fruits et légumes en vrac).

Ensuite, la COVID-19 a eu un impact considérable sur la psychologie des consommateurs et sur leur façon d'acheter des produits. Selon un rapport numérique récent d'Adobe, publié dans le magazine Forbes[1], la pandémie a accéléré la croissance de l'e-commerce de six ans, avec une augmentation de la part générale de l'e-commerce mobile et des hausses significatives des habitudes d'achat hybrides relativement nouvelles, comme les achats en ligne, le retrait en magasin et le drive.

En outre, selon une enquête réalisée par McKinsey & Company[2], le nombre de visites que les consommateurs sont disposés à faire dans des magasins physiques a nettement évolué. Cela a logiquement entraîné une augmentation de la taille des paniers, soulignant l'aversion des consommateurs pour les achats physiques et leur volonté de dépenser plus par visite afin de réduire les risques inhérents aux espaces publics et souvent, aux transports publics nécessaires pour s'y rendre.

Tandis que la psychologie traditionnelle des acheteurs et leurs habitudes de dépenses continuent à évoluer vers une approche plus hybride et pragmatique, le secteur de l'alimentaire devra évoluer pour s'adapter au nouveau paysage dans lequel il se trouve. Il faut par conséquent tenir compte de certaines questions clés : à quoi ressemblera vraiment la « nouvelle norme » ? Et qu'est-ce que cela impliquera pour les fondations de l'industrie du point de vue de l'expérience client et de la chaîne logistique ?

Le boom de l'e-commerce n'est pas prêt de s'éteindre.

Certains signes indiquent que l'explosion de l'e-commerce, accélérée par la pandémie de COVID-19, devrait se prolonger dans le temps. Si l'on ajoute à cela la popularité croissante des options d'achat telles que le retrait en magasin et le drive, le secteur de l'épicerie post-COVID-19 devra se concentrer sur deux domaines essentiels : placer une véritable et authentique expérience client omnicanale au cœur de son offre et disposer de solutions technologiques évolutives et agiles qui fourniront aux équipes des centres de distribution, de la logistique et des transports la souplesse et l'évolutivité nécessaires pour se transformer et innover.

Même si beaucoup d'entreprises du secteur de l'alimentaire ont assisté à la croissance rapide de l'e-commerce, le traitement de l'e-commerce présente aussi un certain nombre de défis. Tout d'abord, cela représente un coût nettement plus élevé pour le revendeur, ce qui signifie que les enseignes doivent se tourner vers des options de collecte plus efficaces (tantôt automatisées, tantôt robotisées) dans leurs centres de distribution et leurs réserves si possible.

Ensuite, l'e-commerce offre aux consommateurs beaucoup plus d'options de service. Qu'il s'agisse de créneaux de livraison à domicile, de retrait en magasin ou du drive[3] ou de suggestions d'articles alternatifs pour ceux qui sont en rupture de stock, toutes ces options requièrent des systèmes capables de collaborer et de communiquer depuis le niveau de stock jusqu'à la préparation de commande, au transport, à la livraison et aux communications avec les clients.

L'avenir est lumineux ; l'avenir est omnicanal !

Aucun secteur du commerce mondial n'est sorti indemne de la crise du COVID-19. Pourtant, aujourd'hui encore, il existe une opportunité de revigorer et de redessiner le paysage de l'industrie.

Les méthodes efficaces d'e-commerce et de traitement hybride, associées à de véritables capacités omnicanales, formeront la base de ce processus régénératif pour le commerce de détail mondial (y compris l'alimentation) et ses milliards de consommateurs à travers le monde.

Malgré les difficultés qu'ont rencontrées bon nombre de personnes dans le secteur de l'alimentaire au cours des quatre / cinq derniers mois, la technologie demeure une priorité essentielle, selon les résultats du rapport phare annuel de Retail Week[4]. Par conséquent, alors que nous nous tournons enfin vers un avenir post-coronavirus, posez-vous cette question : « Les solutions d'ERP que nous gérons actuellement sont-elles adaptées à un paysage de l'industrie dynamique dont le rythme s'est accéléré ? »

Qu'il s'agisse du numérique, du libre service, du retrait en magasin ou de la collecte devant le magasin, de l'activation ultra-rapide des dark-stores ou de véritables capacités omnicanales, les solutions de pointe de Manhattan Associates et leurs équipes d'experts (reconnues par Gartner & Forrester depuis plus de dix ans) sont là pour vous aider et aider votre équipe à négocier les difficultés de la « nouvelle norme » dans le secteur du commerce alimentaire.

 

[1] forbes.com/sites/johnkoetsier/2020/06/12/covid9-accelerated-e-commerce-growth-4-to-6-years/#1f0677bb600f

[2] mckinsey.com/featured-insights/asia-pacific/how-chinese-consumers-are-changing-shopping-habits-in-response-to-covid-19

[3] glossy.co/fashion/fashion-brands-are-shifting-fulfillment-to-stores

[4] retail-week.com/technology/retail-2020-technology-remains-major-priority-say-retail-chiefs/7035054.article?authent=1

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