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Etre agile pour survivre

Par Henri Seroux ,
Etre agile pour survivre

Pour satisfaire leurs clients, les entreprises devront investir dans la réactivité et la flexibilité de leur chaîne logistique. Et c'est valable dans le BtoC, comme dans le BtoB, nous explique Henri Seroux, Senior Vice President EMEA chez Manhattan Associates.

BtoB, BtoC, même combat : clairement, les attentes toujours plus élevées des consommateurs en termes de rapidité, de choix, de qualité et de commodité débordent sur leur vie professionnelle. S'ils peuvent commander une nouvelle télévision ou une nouvelle robe pendant la pause-café du matin et la faire livrer à leur domicile ce soir-là, pourquoi cela ne serait-il pas possible pour les fournitures de bureau ou les composantes dont ils ont besoin au travail ? « Qu'il s'agisse de fournitures de bureau, de pièces détachées, de composants électriques ou de dispositifs médicaux, les secteurs B2B présentent de plus en plus des similitudes avec le marché B2C ; les attentes des clients sont les mêmes. Chez eux, et au travail, les gens exigent un service personnalisé et parfaitement adapté à leurs besoins », déclare Henri Seroux, Senior Vice President chez Manhattan Associates pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique (EMEA). Et s'ils ne trouvent pas satisfaction, ils n'hésiteront pas à aller voir ailleurs.

Pour Henri Seroux, l'émergence de ce nouveau paradigme se résume en deux mots : numérisation et consumérisation. La numérisation se réfère à l'information en temps réel à portée de main, à tout moment et partout où ils en ont besoin. Quant à la consumérisation, elle se rapporte au changement résultant dans le comportement des gens, maintenant qu'ils se sentent autorisés à utiliser cette information.

Répondre aux évolutions permanentes du commerce

Fini le temps où nous pouvions planifier à l'avance nos activités logitiques et prévoir en détail nos flux de marchandises. Aujourd'hui, de la même manière que les clients inconstants génèrent de la volatilité, le nombre croissant de canaux de vente crée de la complexité. « Par conséquent, vous devez être agile pour survivre », assène-t-il. Ce qui implique d'avoir un aperçu de votre stock en combinaison avec un système intelligent capable de calculer la meilleure option de préparation de la commande.

Manhattan Associates répond à ce besoin avec de nouveaux algorithmes intelligents dans son processus d'optimisation de l'Adaptive Network Fulfillment (ANF) qui fait partie de la solution Manhattan Active Omni lancée fin 2017. ANF identifie l'option de livraison la plus rentable pour chaque commande en ligne. « Avec Available to Commerce, nous avions déjà la possibilité d'utiliser les niveaux de stock et les coûts de transport pour calculer le meilleur point d'approvisionnement du réseau de distribution à partir duquel envoyer la commande d'un client. ANF est un outil plus avancé qui prend également en compte des éléments comme les remises de produits », détaille Henri Seroux.

Par exemple, en se basant uniquement sur les coûts de main-d'œuvre, il est probablement plus coûteux d'expédier un produit à partir d'un magasin local que d'un centre de distribution central. Mais la donne change si on prend aussi en compte les coûts de transport. Et elle change encore s'il s'agit d'un article qui dit être discounté dans les trois semaines : dans ce cas de figure, l'option magasin devient certainement la plus rentable. ANF vous permet d'analyser les différents cas de figure et de prendre automatiquement et en temps réel les décisions les plus optimales.

On passe encore un cran au-dessus avec le streaming des commandes, encore appelé Order Streaming ou préparation de commande sans vague. Cette nouvelle fonctionnalité du WMS permet en effet une réactivité et une flexibilité encore plus grande dans l'entrepôt. Au lieu que la préparation des commandes soit lancée par lots ou par vagues, chaque commande est directement transmise à l'employé ou l’équipement automatisé qui est le mieux placé pour la traiter. Une procédure en flux tendus qui sous-tend une innovation aussi en continu.

Manhattan Active™ Omni, la 1ère plateforme logicielle omnicanale disponible en mode SaaS

« Les entreprises devront innover plus rapidement. Le temps entre l'idée et l'action doit être considérablement réduit », affirme encore Henri Seroux. Convaincu, Manhattan Associates a ainsi investi dans les solutions Manhattan Active, une nouvelle génération de logiciels et de services basés sur le cloud. C'est son plus gros investissement dans le développement de logiciels depuis 20 ans. « Notre plateforme cloud donne à nos clients un accès garanti à toutes les nouvelles innovations dès leur sortie. Au lieu d'installer des mises à jour, il leur suffit maintenant d'activer les nouvelles fonctionnalités », décrit-il. L'autre atout du cloud réside dans sa capacité à mettre plus de puissance de calcul à la portée des entreprises mais surtout en fonction de leurs besoins. « Prenons l'exemple d'un déstockage d'articles en fin de saison. En principe, il doit donner lieu à plus de trafic sur la boutique en ligne. Plus de commandes donc plus de besoin (temporairement) de puissance de calcul pour définir en temps réel la meilleure option de livraison pour toutes les commandes de tous ces visiteurs. Une solution cloud permet aux entreprises d’adapter leur puissance informatique à leur saisonnalité et croissance pour ainsi évoluer en fonction de leurs besoins, même rapidement », souligne-t-il.

Manhattan Associates est ainsi le premier éditeur à fusionner ses applications d’Order management et d’exécution en magasin avec la prochaine génération d’applications d’encaissement et de clienteling, sur une seule et même plateforme logicielle, cloud-native. De cette manière, les collaborateurs en magasin peuvent passer des commandes, conseiller les acheteurs, vérifier les stocks, organiser la livraison à domicile… le tout depuis une seule et même application. Et grâce à la technologie cloud, ils tirent directement profit des innovations informatiques de l'entreprise.

Le tout dans une démarche test and learn : si la nouvelle fonctionnalité n'apporte pas le bénéfice escompté, elle peut être désactivée instantanément. « C'est ce genre d'approche par essais et erreurs qui est nécessaire de nos jours », soutient Henri Seroux. C'est en effet la meilleure manière de continuer à innover et d'améliorer ses résultats dans un marché en pleine mutation, tout en maitrisant les coûts et limitant les risques. Cqfd.

Plus d’info sur les évolutions du commerce ? Découvrez le rapport « Les attentes des consommateurs, au-delà de l’offre proposée par les retailers »

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